De la survie de notre Patrie...
( Message de Wongo )Je m'adresse ici aux dignes Filles et Fils de notre mère Patrie.
Je m'adresse ici à Celles et Ceux qui ont été investis par nos aïeux dans la conduite de notre Nation.
À vous Filles et Fils du Gabon digne.
À vous Hommes et Femmes du pays de l'Equateur.
À vous fiers et vaillants Guerriers de nos savanes ancestrales...
Qu'êtes-vous devenus ?
Notre pauvre pays, notre Terre, notre Sang, notre Chair,... notre Mère Patrie le Gabon nous crie à l'aide, du fond de la fosse, où la maintienne prisonnière une horde de bandits !
Ses cris nous parviennent tous les jours plus stridents, comme venus de l'outre tombe...
Que lui répondons-nous ?
Est-ce donc de CECI, dont nous sommes juste capables ?
Est-ce donc de CECI, qu'est composée la sève de courage qui coule dans nos veines ?
Que sommes-nous donc ?
D'où venons-nous et Où allons-nous ?
Est-ce donc ainsi qu'il nous a été légué, par nos Pères, nous, dignes Filles et Fils de l'Ogooué de répondre de la SORTE à l'ignominie ?
Est-ce donc ainsi qu'il nous a été donné d'abandonner nos propres mères, souffrant le martyre, par les coups meurtriers d'une bande de vautours, portés avec hargne sur la même plaie de son pauvre corps déchiré ?
...Est-ce en bavardant ainsi à longueur de journée, à ne rien entreprendre, à ne rien essayer, à ne rien tenter de tout ce qui peut l'aider à se relever, que nous assurerons sa survie, notre survie et la survie de nos enfants, dont le grenier est chaque jour dépossédé un peu plus ?
Si telle est donc pour chacun de nous la limite mentale qu'a finit par nous imposer la crainte des représailles, il vient alors une autre réalité, corollaire de cette insupportable saignée, qu'il nous faudrait dès lors intégrer : à l'allure où s'installe le pillage et à la profondeur où sont portés les coups, ce pauvre Gabon ne saurait tenir longtemps encore !
Il faut que nous le sachions dès aujourd'hui, et que nous nous préparions à en assumer les inéluctables conséquences : pénuries, misère, famine, morts, disparition.
Dans le Larousse, il est écrit que voler, c'est « prendre furtivement ou par force le bien d'autrui. ».
Le bien dont il est question ici est un bien séculaire, régalien, irremplaçable. Déposséder un pays de sa substance minérale, et du peuple qui le compose de sa substance viscérale, n'a comme seule et implacable conséquence que conduire à terme de ce pays à la disparition.
C'est à cet insoupçonnable et non moins prévisible destin auquel nous prenons tous une part active, sans mot dire, sans rien tenter qui puisse l'éviter.
Certes, cela est un lieu commun : les peuples africains n'ont pas le monopole de la prévision et de la statistique !
Ceux de nos clercs initiés malgré tout à ces pratiques, pourtant si nombreux, n'ont jusqu'ici pas pris la mesure du danger. Ils n'ont jusqu'ici pas joué leur rôle de baromètres du devenir de ce beau pays, afin que les plus vaillants puissent se mettre à l'œuvre pour sa correction.
Car la mort de Rendjambé, de Ntchoréré, de Fanguinovény, de Mandza... et de nos frères et sœurs enterrés dans une fosse commune à Likouala, méritent autre chose que ce renoncement, cette sorte de démission générale, qu'on observe tous face à l'équation patriotique ?
Le Gabon appartient à chacun des enfants nés sur ces terres.
Ses ressources et leur récolte constituent de ce fait l'héritage de chacun de nous.
Accepter qu'une clique de bandits en cols blancs vienne se les approprier inopinément, même avec la menace d'une arme, sans que chacun dans son coin n'entreprenne quoi que ce soit contre cet état de fait, est une trahison dont chaque Fille et Fil portera à jamais les germes jusqu'au moment des comptes.
Bongo et les 9 pour cent de gabonais qui dépouillent et conduisent chaque jour le Gabon vers sa disparition jouent leur partition. Comme un assassin qui porte en lui les germes indélébiles du crime, lui et ses amis voleurs ne peuvent plus, ne savent plus s'arrêter. Car c'est la seule chose qu'ils ont appris à savoir faire. Le ridicule, l'honneur, le respect de soi, sont des vertus qui sont devenues minoritaires par rapport à la frénésie générée par la soif du mal. En ce sens, et tant qu'il n'aura pas une force parallèle qui menacera ce qu'ils ont de plus cher, ils ne s'arrêteront JAMAIS. Et ni le semblant de démocratie, de votes et tout le théâtre qui va avec, ne leur fera revenir aux principes sacrés.
C'est à nous, Hommes et Femmes, vierges de tout crime républicain, qu'il nous revient de mettre tout en œuvre pour sauver notre Patrie.
Il faut que chacun s'organise de son côté ; que des groupes d'action se forment et que la sauvegarde de ce qui reste de la Nation soit en conjugaison.
Nous avons la volonté, il nous faut maintenant trouver le courage et sonder la détermination.
Il en va de la notre survie à tous...
Il en va de la survie de la maison GABON.
Wongo - Le Guerrier Bantu