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O. BONGO, LA MALEDICTION DU GABON. AUSSI, POUR SON DEPART DE LA TÊTE DE L'EXECUTIF GABONAIS!

Pour un départ de O. Bongo de la tête de l'exécutif gabonais!

Au Gabon, plus une élection présidentielle n'a lieu sans que le régime autocrato-cleptocrate en place ne parle de "Paix".

En effet, selon D. Mengara : « La rhétorique de la paix fait désormais partie du vocabulaire bongolais. O. Bongo en a fait son cheval de bataille lors des élections présidentielles uniquement ».

En vérité, ces diatribes pacifistes du président gabonais, pour reprendre le leader du BDP-Gabon-Nouveau exilé aux USA, cachent une autre réalité, celle d'un Gabon qui vit désormais au bord de l'instabilité et de la guerre civile.

Elles frisent le ridicule. C'est ce même O. Bongo, dont la devise est "gabonais, enrichissez-vous illicitement" et par qui tous les malheurs du Gabon sont arrivés, qui ose se porter garant de la paix au Gabon.

En effet, selon P. Péan : « Dès sa première année au pouvoir, O. Bongo avait déjà commencé l'exploitation du pays à son profit. D'où, les grèves qui émaillèrent ces années. Et tandis qu'il n'était encore que le chef de cabinet de L. Mba, O. Bongo, initié à la franc-maçonnerie, dès 1966 et gestionnaire de la caisse noire du vieux, possédait déjà un duplex dans le 15ème arrondissement de Paris alors que L. Mba, Président du Gabon de l'époque, n'en avait point ».

Au Gabon, la conséquence perverse de ce comportement scandaleux fut d'altérer l'économie gabonaise en une économie de rente pétrolière, dépendante du reste du monde et totalement vulnérable aux fluctuations des cours des matières premières.

O. Bongo a fait l'erreur monstrueuse de voir dans l'or noir gabonais, une source de devises (revenus) infinie (intarissable) que lui et sa prostituée clientèle pouvaient piller à volonté.

Quand il ne puisait pas allègrement dans les caisses de l'État pour s'entourer d'un luxe napoléonien, il se lançait dans des investissements économiques irrationnels, l'importation de prostituées de luxe à la Présidence (affaire Smalto-Omar déclenchée par C. Pasqua, affaire Miss Pérou...) ou dans l'assassinat d' opposants politiques (Germain Mba, Nziengui Douckakas, Alain Dickson, Sam Mvé Ondo, Simost Michel...) et d'intellectuels gêneurs (Ndounat Dépenaud, Joseph Rendjembet, Martine Oulabou...).

Sa prostituée clientèle dilapide les richesses du pays pendant que la nation est acculée à une terrible misère (malnutrition, illettrisme, chômage...), à la mendicité, au crime et au satanisme.

Dans ce contexte, le peuple gabonais ne peut pas ne pas voir son quotient (probabilité) de décès, à tous les âges, augmenter et donc, son espérance de vie à la naissance régresser de manière drastique.

Chaque jour que O. Bongo passe au pouvoir impose au Gabon un immobilisme politique, intellectuel, psychologique, économique, culturel et social qui ne peut le mener qu'au désastre (guerre civile).

La gestion, par ce dernier, du Gabon est honteuse et scandaleuse. Cette honte, feu F.H. Boigny l'avait éprouvée pour le Gabon lorsqu'il avait déclaré qu'il pouvait gérer ce pays avec les yeux fermés.

Ainsi, s'il est courant de voir, dans des centres commerciaux occidentaux, des produits agricoles (banane, avocat, ananas...) venant de Côte-d'Ivoire ou du Cameroun, il n'en est rien du Gabon, pourtant plus riche financièrement (en termes de revenu per capita) et aux conditions pédo-climatiques optimales.

Dès lors, dans ce contexte de gestion abracabrantesque du Gabon, il est impératif, face au tarissement des réserves pétrolières, à l'expansion de la mondialisation aux effets rudes..., que O. Bongo parte de la tête de l'exécutif gabonais ce, pour l'intérêt de tout le monde.

S'il lui reste une once de patriotisme pour sortir par la grande porte et laisser à de vrais gabonais la gestion d'une situation qui lui a désormais échappé, il doit donc démissionner immédiatement du pouvoir.

A la suite de sa démission, il devra être organisé, dans les plus brefs délais, une élection présidentielle à laquelle il ne se porterait pas candidat : le flambeau devra, démocratiquement, être passé à une nouvelle équipe compétente et à l'écoute des besoins du peuple gabonais.

En retour de cet acte, le Gabon lui garantirait ainsi qu'à sa famille, une amnistie pour toutes les forfaitures qu'il a commises depuis sa prise de fonction à la tête de l'État gabonais. En sus de cela, il lui serait consacré certaines prérogatives financières, matérielles et en nature dues à son statut d'ancien chef d'État.

Sa protection ne serait plus alors assurée que par la garde républicaine en lieu et place de sa milice actuelle telle des "Cobra", "Ninja" et autres "Tortues-Ninja" des frères ennemis P. Lissouba, S.N. Nguesso et B. Kolélas qui ont ensanglanté le Congo-Brazzaville sous l'instigation de Elf et de la France arrogante, parasite et négrophobe.

Toutefois en contrepartie de toutes ces prérogatives, O. Bongo se devra de rester entièrement neutre, de ne soutenir aucun parti politique, ni s'immiscer encore dans les affaires politiques du Gabon.

Dans ce cadre, en cas d'acceptation, par ce dernier, d'une telle sortie honorable et d'élection présidentielle anticipée, démocratique et transparente, il ne fait l'ombre d'aucun doute que P. Mamboundou, leader du seul véritable parti de l'opposition (UPG) serait élu, au suffrage universel, comme premier président de la troisième république gabonaise.

Dans l'hypothèse où O. Bongo ne voudrait pas se démettre immédiatement de la tête de l'exécutif gabonais parce que trop ivre du pouvoir, tel un toxicomane d'une drogue ou un vampire de sang humain, il pourrait l'être tôt ou tard, par la force des armes ou le soulèvement populaire ce, surtout si la pauvreté continue à aller crescendo.

En effet, face à l'explosion continue de la pauvreté et de la gestion cleptocratique et incompétente du régime en place, la seule solution qui restera aux populations gabonaises sera celle des armes ou de la révolte s'ils ne veulent pas totalement sombrer dans la misère à cause de la folie des grandeurs ou de l'ambition royale d'un petit homme.

Dans ce contexte, la France arrogante, parasite et négrophobe doit plus que jamais commencer à retirer les pions qu'elle a placés, çà et là, en Afrique. Elle se doit de lâcher la dictature gabonaise, trop encombrante et embarrassante pour tout le monde, et essayer plus que jamais d'embellir son image souillée auprès des gabonais (africains) ce, surtout que sa rivalité avec les États-Unis est de plus en plus visible.

Elle se devra de ne plus jouer le rôle de garant pour le Gabon et les bailleurs de fonds multilatéraux (FMI, Club de Paris, Club de Londres...) et bilatéraux ne devront plus prêter un seul sou au régime bongoïste, insoucieux du respect des droits de l'homme (à venir les photos des crimes sacrificiels commis sur de petits enfants au Gabon, deuxième lieu sur terre où Lucifer a établi domicile après son enfer).

Et O. Bongo se devra, à son tour, de comprendre, malgré les apparences qui échappent encore à beaucoup de personnes, que les jours de son régime sont de plus en plus comptés.

Dans un contexte d'effondrement de la manne pétrolière, de chute drastique des investissements (nationaux et étrangers), de transformation du Gabon en une poudrière susceptible de sauter à tout moment, il sera désormais contraint de vivre, à l'instar de S. Hussein, dans une suspicion permanente de tout le monde et notamment de sa propre famille, de sa clientèle politique et milice personnelle (un proverbe fang dit que la mort ne vient jamais de loin. Elle vient toujours de la maison).

                    Jacques Janvier Rop's Okoué Edou

            Docteur en Economie et Finance Internationales

                        Intellectuel et écrivain gabonais

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