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Présentation

 Jacques Janvier Rop's Okoué Edou, né le 17 janvier 1971 à Libreville, est originaire de Nsimi à Bitam (Nord du Gabon).
Spécialiste en Economie et Finance Internationales, il est    titulaire d'un Doctorat Nouveau Régime ès Sciences Economiques de l'Université Montesquieu (Bordeaux IV) depuis juin 2005. Il a, à son actif, de nombreux articles et conférences. Après son premier ouvrage intitulé " Pourquoi la dévaluation du franc CFA était-elle vouée à l'échec au Gabon ? " et publié en janvier 2007 à l'Harmattan, il prépare actuellement un opuscule relatif à l'intégration économique et monétaire africaine. Il est membre de l'Union du Peuple Gabonais (UPG) depuis juin 2002. Il  a été, à l'Université de la Rochelle (France), chargé de cours et de travaux dirigés en micro et macroéconomie, économie monétaire et financière, théorie des contrats, organisations et stratégies des firmes, finance internationale, commerce international (département d'économie) et en économie des biens publics et collectifs (département de droit). Il vient d'être recruté comme chargé de cours à l'Université de Rimouski (Canada) et est membre de l'Association des économistes québécois. Par ailleurs, il prépare un DESS en Administration des Affaires à l'Université de Laval (Canada).











Mon blog a pour objectif d'exposer mes réflexions sur les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels du Gabon, mon cher pays. Il vise à informer, dans différents domaines, le peuple gabonais sur la situation réelle de leur pays. J'espère, par les nombreuses publications qui y seront mises en ligne, contribuer à la mise du Gabon sur le sentier du développement économique, politique et social. Ainsi, au-delà des critiques sur la mauvaise gouvernance structurelle de ce pays, mes articles vont toujours, après analyse scientifique du problème évoqué, contenir des propositions de solutions, des thérapies adressées aux autorités publiques gabonaises. Aussi, si ces mesures thérapeutiques préconisées étaient par hasard appliquées sur le terrain par les pouvoirs publics, mon blog aura ainsi rempli son objectif primordial, celui de faire progressivement de mon cher Gabon, un pays meilleur.

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UN ARTICLE DU GUERRIER WONGO SUR LA MAFIAFRIQUE ET SON NOUVEAU CHEF N. SARKOZY REPRIS POUR VOUS (LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS POUR ARRIVER A L'ELYSEE) | 23 mars 2007

La FranceAfrique a un nouveau chef

36462_actusarkochirac170120v5 Après De Gaulle, Giscard, Mitterrand et Chirac, Nicolas Sarkozy accepte à son tour le trône de la Françafrique.

Voici les faits tels qu'on nous les a présenté et tels qu'ils se sont réellement passés chronologiquement : Lundi 12.03.07 à 8H23 :

Ce qui nous a été présenté : Le Président Chirac prononce son discours à la Nation française, où il annonce officiellement son intention de ne pas briguer un nouveau mandat. Et par la même occasion, il fait savoir qu'il ferait connaître le choix de son candidat un peu plus tard.

Ce qui nous a été caché : Non pas que le choix de Chirac n'était pas encore fait à ce moment là – vous vous en doutez bien – la réalité était que l'ensemble des négociations, qui conditionnaient et monnayaient quelque peut ce choix, n'étaient pas encore finalisé avec le principal intéressé [Sarkozy].

C'est donc à Dominique de Villepin, Premier Ministre du dernier et chiraquien convaincu, à qui revient le brûlant et délicat rôle d'assurer la médiation. D'autant plus que la batterie de dossiers à négocier avec le futur maître de l'Elysée est considérable, aussi bien pour De Villepin que pour son maître : il est d'abord question de détruire à jamais le dossier clearstream, que ce dernier a eu la maladresse de dresser contre son principal adversaire politique d'alors. Mais il est aussi et surtout question de monnayer cet indispensable soutien de Chirac à Sarkozy contre la floppée de griefs qui attendent d'accueillir l'intéressé dès sa sortie de l'Elysée et que seul un Président de la République peut contribuer considérablement à endiguer à coup d'amnisties présidentielles.

Sarkozy est donc préféré à Ségolène Royal, d'abord par pure inclinaison politique, mais aussi pour son côté minoritaire dans l'âme et pour son penchant affairiste.

C'est ce qui justifie alors la suite que voici, le même jour : Lundi 12.03.07 à 10h13 :

Ce qui nous a été présenté : Soutien officiel de Dominique de Villepin à l'endroit du candidat Sarkozy, en ces termes : « Je suis aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy pour défendre les idéaux de notre famille politique et pour que le choix des Français soit le plus éclairé possible. Je serai à ses côtés parce que c'est l'idéal politique de ma famille politique, c'est mon engagement. Nous avons été ensemble au gouvernement, nous serons ensemble dans cette bataille. A la fois, l'action, l'expérience ont façonné Nicolas Sarkozy (...).

Tout ceci aujourd'hui le place dans une situation qui lui permet d'habiter cette fonction. Les Français doivent se poser aujourd'hui la question simple de savoir, parmi les candidats, quel est celui ou celle qui incarnera le mieux notre pays, qui représentera le mieux notre pays, qui a l'expérience, qui a été façonné par l'action, par la vie et qui a donc la capacité de relever ce défi. »

Ce qui nous a été caché : Miracle de la politique, élévation de la pensée ou joie de la félicité, se sont interrogés la plupart d'entre vous. Car il y a pourtant quelques jours encore, De Villepin ne se voyait pas « perle parmi d'autres au collier de soutien ». Aujourd'hui pourtant il marche au pas, et trottine aux côtés de son nouveau maître qui lui murmure à l'oreille, comme s'il se parlait à lui même : « J'ai vu longuement Dominique de Villepin hier. Il a conduit les deux campagnes victorieuses de Jacques Chirac en 1995 et en 2002. Il a une grande expérience, c'est pour moi quelque chose d'important. » En réalité, ce soutien de De Villepin n'est qu'une lueur de ce qui se passe réellement en dessous des cartes.

Car le clou des négociations s'est tenu juste après ce qui suit : Mercredi 15.03.07 :

Ce qui nous a été présenté : Conseil des ministres, présidé par le Président Jacques Chirac au Palais de l'Elysée.

Ce qui nous a été caché : Apres le conseil des ministres, le Président de la République, le Premier Ministre et le Ministre de l'Intérieur, se sont alors retirés dans l'une des annexes de l'Elysée, officiellement pour un tête à tête au sommet entre le Président de la République et ses deux premières personnalités du gouvernement. Officieusement, Chirac, De Villepin et Sarkozy allaient mettre sur la table et discuter enfin yeux dans les yeux et ce pour la première fois, de l'ensemble de tous les dossiers et arrangements qui vont régir les comportements à venir de chacun d'eux, au plus haut niveau de l'Etat.

Il est question de tout ce qui a déjà été dit plus haut et aussi de la compensation – en dehors du simple soutien de Chirac – que Sarkozy va pouvoir en tirer. La seule compensation qu'un Chirac, Don Corleone de la Françafrique, ne saurait jamais donner même à son héritière Claude Chirac, c'est bien évidemment la grosse manne que représente ce fabuleux et très lucratif réseau françafricain. Et Sarkozy n'en demandait pas moins, lui qui vient d'une modeste famille hongroise, ne peut que saluer les dieux hongrois qui l'ont conduit à ce niveau du pouvoir français - pays central du pilotage franceafricain - où on parle des sommes d'argent vertigineuses.

D'ailleurs, Mitterand n'avait-il pas menacé à ceux qui voulaient l'écarter du juteux gâteau françafricain, de commander à son ami Pierre Péan une deuxième monture plus épicée et occidentalisée de son célèbre pamphlet « Affaires Africaines » ! Pour Sarkozy, ce nouvel accord est de loin celui qu'il n'aurait jamais espéré de toute sa carrière d'homme politique français ou hongrois. Surtout que la françafrique lui propose séance tenante un premier acompte de (tenez-vous bien)...

60 millions d'euros (un peu moins de 40 milliards de francs CFA), en guise de « cadeau de bienvenue ». C'est donc avec un pas léger qu'il quitte le Palais de l'Elysée cette après-midi là, laissant Chirac et De Villepin « rédiger le rapport final ». C'est à Omar Bongo du Gabon, doyen des chefs d'Etats de la nébulleuse Franceafrique (comprenez « France à Fric ») et à son dauphin Abdoulaye Wade du Sénégal, que reviennent la tâche de finaliser la partie technique, qui nécessairement se doit d'être exécutée du côté africain, compte-tenu de la relative transparence des transactions exagonales.

Voici comment se déroule donc la suite : Samedi 17.03.07 :

Ce qui nous a été présenté : Voyage privé de son Excellence El hadj Omar Bongo à Paris pour une durée indéterminée. Et de son côté aussi, voyage privé à Paris de son Excellence le Président du Sénégal Abdoulaye Wade pour une durée indéterminée.

Ce qui nous a été caché : N'ayant pas pu rassembler la somme totale de sa part de cotisation des 60 millions d'euros sur place à Libreville à partir des liquidités de sa banque privée [City Bank], Bongo fait une escale en Libye, récupérer chez Kadhafi son chèque de 5 millions d'euros, issus de la récente vente au Guide libyen de « sa » radio panafricaine Africa N°1. Il faut noter que pour Kadhafi, cet achat représente une belle affaire, car à travers cette radio – très écoutée des africains et du monde entier – ce dernier va pouvoir enfin parachever son vieux rêve panafricain des Etats-Unis d'Afrique.

Mais ça c'est une autre histoire, revenons plutôt au sujet du jour. Dimanche 18.03.07 :

Ce qui nous a été caché : Rencontre privée entre Sarkozy et Wade au domicile privé de ce dernier. Au menu des discussions : immigration, aide au développement, etc... mais surtout, mécanismes de la françafrique : chapitre 0.

Lundi 19.03.07 :

Ce qui nous a été présenté : Rencontre privée (comme vous le verrez dans la vidéo, du moins telle qu'on l'a vendue comme d'habitude aux pauvres populations gabonaises) entre Sarkozy et Bongo, sur « demande expresse du premier » et à la résidence privée du dernier située à l'avenue Foch à Paris.

Ce qui nous a été caché : Remise du premier acompte de 60 millions d'euros au nouveau venu françafricain, accompagnée de félicitations, de gratitudes et de profonds remerciements (à l'africaine) de Bongo à l'endroit de Sarkozy, pour avoir pu (enfin) accepter de perpétuer l'œuvre de son aîné Chirac, sans lequel son pouvoir et celui de tous ceux de ses camarades aux noms desquels il a été officiellement mandaté, ne sauraient perdurer. Vous pouvez d'ailleurs voir dans la vidéo que Sarkozy, qui n'est originellement pas un macro pur sang comme Chirac, a du mal à porter son nouveau costume de monsieur FranceAfrique, surtout avec tout ce que cela engage comme culpabilité. Mais l'appât du gain est de taille et Sarkozy, habitué des rudes épreuves, va chercher et trouver son aplomb dans les tréfonds de sa personnalité.

Vous verrez et vous rendrez compte dans la vidéo que :

1- pour celui qui vient recueillir l'avis d'un doyen, il ne fixe pas Bongo des yeux (ce que la politesse du service commande) au moment de l'accolade de départ.

2- tout au long de l'entretien, Sarkozy mâche un chewing-gum (devant un Président d'une République - ce qu'il ne ferait jamais devant un Poutine ou même un Kadhafi). Cela montre la solennité de la rencontre. Le chewing-gum est connu aussi pour aider à contenir le stress.

3- durant tout l'entretien, Sarkozy ne tient pas en place ; pour quelqu'un qui est venu recueillir des conseils, son regard est constamment fuyant et son attitude instable.

4- à la fin de l'entretien, son adresse au journaliste ainsi que son ton sont culpabilisants. Le regard de cet homme, naguère incisif devant les médias, semble tout à coup assombri ; ce qui est le signe extérieur d'un conflit intérieur. Le pacte étant scellé avec le « diable » (un peu comme en sorcellerie), les récompenses peuvent maintenant pleuvoir, comme le montre la suite...

Mercredi 21.03.07 à 17H30 :

Ce qui nous a été présenté : (Source : RTL) : Une allocution surprise du chef de l'Etat, enregistrée après le Conseil des ministres dans le Jardin d'Hiver de l'Elysée, négociée dans le détail depuis plusieurs semaines avec Nicolas Sarkozy. Une déclaration courte, un Chirac souriant, mais un peu mécanique. Derrière lui, les dorures du palais, mais pas de drapeaux tricolores et européens. Sobre, sans fioritures, sur la forme comme sur le fond. Car comme l'assure Jacques Chirac, "les choses sont simples" : c'est parce que l'UMP a décidé de soutenir Nicolas Sarkozy qu'il lui apporte "naturellement" son "vote" et son "soutien".

Un choix technique et pas affectif. Pas d'envolées lyriques. Oublié le vocabulaire amoureux de sa déclaration aux Français d'il y a dix jours. Le chef de l'État ne précise pas les "qualités" de Nicolas Sarkozy. Il ne dit pas si le candidat, qu'il connait depuis 32 ans, est à la hauteur de la fonction, s'il a l'étoffe d'un chef d'Etat.

Ce qui nous a été caché : Chirac rassuré de l'opacité que va assurer le futur Président de la République française autour de ses nombreux dossiers, et détenant aussi à son tour un « dossier » en charge contre Sarkozy (sans doute filmé comme à son habitude par son « frère » africain Bongo), qu'il peut menacer de brandir à n'importe quel moment, peut maintenant et « tout naturellement » comme il l'a si bien dit, donner son soutien à Sarkozy. La boucle est ainsi bouclée : le soldat Chirac est sauvé, les dictateurs africains rassurés, un nouveau parrain couronné et la Françafrique peut continuer son bonhomme de chemin, sans risque d'être inquiétée pendant au moins une demie décennie encore ! Le roi est mort, vive le roi.

Ainsi va ce beau mariage entre la France maffieuse, l'Afrique dictatoriale et leur bébé FranceAfrique. Et les africains dans tout ça !?

Wongo – Le Guerrier Bantu

Publié par okouetch à 12:35:17 dans Pour un Gabon meilleur! | Commentaires (0) |

APPEL A VOTER POUR MADAME SEGOLENE ROYAL | 02 mars 2007

   Mon texte d'appel au vote pour Madame Ségolène Royal

   A l'instar des 150 intellectuels et signataires du texte de l'appel, moi, Jacques Janvier Rop's Okoué Edou, économiste et universitaire d'origine gabonaise, j'appelle solennellement les intellectuels français d'origine africaine, à se lever comme un seul homme et à voter massivement pour notre candidate, Madame Ségolène Royal. Seule, elle, est animée du désir d'une France plus juste non seulement à l'intérieur du territoire français mais également un peu partout dans le monde. Aussi, relativement à l'Afrique francophone, elle plaide pour une nouvelle forme de relations franco-africaines. Avec elle, ces dernières ne devraient plus être des relations d'individu à individu qui ont permis l'arrivée et le maintien durable de véritables syndicats du crime organisé à la tête des Etats africains avec son lot de malheurs pour l'Afrique noire francophone. Avec elle, les relations franco-africaines devraient être des relations de peuple à peuple dans un cadre de co-développement, de bonne gouvernance (politique, économique et sociale), seul gage d'une prospérité de l'Afrique et d'un retour progressif des populations africaines aux sources. 

    Le texte de l'appel des 150 intellectuels au vote pour Madame Ségolène Royal

  "Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s'apercevoir que l'élection présidentielle s'est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n'admettons pas que l'on vote à notre place. Nous n'acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n'est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu'elle prenne le temps d'écouter les Français, et on la soupçonne de n'avoir rien à dire. Qu'elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu'elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l'air de la calomnie plutôt que de s'alarmer pour la démocratie. Qu'elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu'elle revendique sa part de liberté, et on l'accuse de se méfier de sa famille. Qu'elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d'opinion aussi fluctuantes qu'incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l'écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n'est pas n'importe quelle droite qui risque de l'emporter.

Jamais candidat de droite n'aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l'argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l'approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l'actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l'affrontement des peuples. C'est le candidat de la peur. Des peurs qu'il exploite – celles de l'avenir, du monde, de l'étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu'il inspire en convoquant l'imaginaire de l'homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l'espérance. Elle l'a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L'espérance d'une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L'espérance d'une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L'espérance d'une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l'indifférence peut tuer l'espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n'avons plus d'excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n'est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l'enjeu décisif. Nous affirmons qu'il n'est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu'indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n'est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l'avenir du monde. C'est pourquoi, contre une droite d'arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d'espérance, en votant Ségolène Royal."

Le Nouvel Observateur

La liste des signataires

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l'art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien.  Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d'Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l'art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne.  Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d'un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur.  Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène.  Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur.  Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain, Jacques Janvier Rop's Okoué Edou, universitaire (économiste).

Publié par okouetch à 14:01:57 dans Pour un Gabon meilleur! | Commentaires (2) |

CONFERENCE DE PRESSE DU PRESIDENT PIERRE MAMBOUNDOU DU 18 FEVRIER 2007 | 01 mars 2007

CONFERENCE DE PRESSE

(18 février 2007)

Mesdames et Messieurs,

Les membres du Secrétariat Exécutif,

Mesdames et Messieurs,

Les responsables de la fédération et des délégations,

Chers militantes et sympathisants,

La situation politique de notre pays, au sortir de la courte trêve

imposée par l'organisation des consultations électorales pour le

renouvellement de la chambre des députés, retrouve ses désillusions

et tous ses nombreux avatars, par défaut d'avenir offert au peuple

gabonais.

Les espoirs déçus, qui accentuent la rupture entre le pays officiel

et les citoyens, résolument exclus du partage des ressources du

pays, cristallisent les frustrations, devant le mur de l'arrogance

et de l'indifférence, érigé en système de gouvernement par le

cabinet EYEGUE NDONG, dont certains membres éminents sont enfermés

dans la logique selon laquelle, les Peuples n'ayant pas de mémoire,

l'amnésie et l'oubli savamment entretenus vont les libérer de leurs

promesses, et les absoudre de leurs fautes.

Mesdames, Messieurs,

Pour conjurer cette manoeuvre, j'ai tenu une conférence de presse,

le samedi 10 février 2007, sur le thème relatif à l'affaire née du

différend sur l'île MBANIE, dont trois membres du gouvernement ont

été soupçonnés de vendre, proposant de fait, la cession d'une

partie du territoire gabonais à un pays étranger.

Au cours de cette conférence de presse, j'ai pris référence à la

fois sur l'histoire, sur la géographie et sur le droit

international, pour démontrer que la souveraineté du GABON sur

cette île ne souffrait d'aucune ambiguïté.

Ayant ensemble, pris l'engagement de nous réapproprier notre

avenir, qui passe notamment par la consolidation de nos acquis

séculaires, le devoir patriotique me commande aujourd'hui encore de

vous en faire un bref résumé.

A ce propos, il faut savoir que pour régler le différend

territorial dans le golfe de Guinée, en prise à plusieurs

convoitises, la France et l'Espagne ont signé une convention, le 27

juin 1900, convention régulièrement ratifiée par le Parlement

français, le 20 mars 1901, au terme de laquelle les îles Mbanié,

Conga et Cocotier ont été attribuées à la France, et par le fait de

l'héritage colonial, elles ont été rétrocédées au Gabon à partir du

17 août 1960, date de notre accession à l'indépendance.

Devenue pour sa part indépendante, le 12 octobre 1968, la Guinée

équatoriale a cru devoir remettre en cause ce legs historique en

1972.

Les négociations ouvertes à cette occasion pour régler ce

différend, ont débouché sur un accord intervenu le 12 septembre

1974, signé par les Président Don Francisco MACIAS NGUEMA et Albert

Bernard BONGO, lequel accord a abouti à la conclusion déjà

consacrée par la convention passée entre les puissances

colonisatrice, le 27 juin 1900.

Sous la foi du droit international, notamment la convention de

Vienne en son article 45, qui confère autorité absolue aux accords

conclu entre les pays, avec renoncement implicite pour toute

contestation ultérieure, la territorialité de Mbanié au Gabon a été

définitivement scellée par le processus du 27 juin 1900,

régulièrement ratifié, le 20 mars 1901 par la chambre des députés

et le Sénat français, toutes chosés qui ont été confortées et

actualisées, le 12 septembre 1974 à BATA, par les parties gabonaise

et équato-guinéenne.

Pourtant dépositaires de ces instruments de souveraineté, qui

engagent le devenir de la Nation, il s'est quand même trouvé des

membres du gouvernement pour estimer, que toutes ces formalités ne

leur sont nullement opposables, et que de ce fait, ils pouvaient

s'en affranchir.

Ainsi libérés de ces contraintes supérieures, trois Ministres,

notamment Messieurs André MBA OBAME, René NDEMEZO'O OBIANG et Paul

TOUNGUI, selon des modalités pratiques qu'il s'agit d'établir, se

seraient employés à soutenir, à conseiller, à encourager et à

faciliter l'aboutissement d'une opération conduite par une

émissaire, mandatée par la GUINEE EQUATORIALE.

Cette émissaire, en l'occurrence Madame BERTHOMIEUX, qui agissait

pour la société d'exercice libérale à responsabilité limitée

identifiée sous le numéro FR 804 789 501 65, était porteuse de

plusieurs propositions, parmi lesquelles la rétrocession totale de

l'île MBANIE, en contrepartie d'une indemnisation, qui est la

manière pudique pour parler en réalité de la vente pure et simple

de l'île.

A ce niveau du débat, deux principes consacrés aux articles 7 et

114 de la constitution doivent être revisités.

Le premier principe, tiré de l'article 7, consacre la forme

républicaine, l'unité, la laïcité, la souveraineté et

l'indépendance de l'Etat.

Ainsi, la cession ou la tentative de cession de tout ou partie du

territoire, sans consultation du peuple par voie référendaire, est

une atteinte à la forme unitaire de l'Etat. C'est un crime.

En droit pénal, les crimes sont punis de peines afflictives et

infamantes, et de ce fait, le crime de haute trahison est soumis au

même régime.

Le second principe, place la cession, l'échange et l'adjonction du

territoire sous l'autorisation directe du peuple comme condition de

validité.

Au vu de tout ce qui précède, il suit que la liberté qu'auraient

prise par trois membres du gouvernement à l'égard de ces valeurs

sacrées, est une légèreté pour le moins blâmable, inconcevable à ce

niveau de responsabilité.

Ces attitudes pernicieuses, qui touchent au fondement du consensus

national, rendent leurs auteurs passibles de poursuites pénales

devant la haute Cour de Justice, sur l'initiative du Chef de

l'Etat, sur celle du Président de chaque chambre du parlement, sur

celle du Procureur Général, agissant d'office ou sur saisine de

toute personne intéressée.

C'est ici le lieux de saluer l'attitude patriotique de la presse,

et tout particulièrement celle du quotidien national l'UNION.

D'ordinaire stigmatisé comme le relais du Pouvoir, y compris dans

ses travers, le quotidien national l'UNION n'a pas hésité devant le

devoir, pour dénoncer les membres du gouvernement impliqués dans

cette affaire.

Mention particulière doit être décernée au journal LE CROCODILE,

qui, en toute indépendance, ne ménage par ses colonnes, pour

informer l'opinion sur les déférentes évolutions de la question.

Mesdames, Messieurs,

Notre foi dans les plus hautes valeurs républicaines et notre

attachement dans la consolidation de la terre de nos ancêtres, nous

ont conduit à saisir la Haute Cour de Justice.

A ce jour, notre action suit son cours, et ce nonobstant les

atermoiements du parquet général, sur lesquels nous pourrions

revenir en temps utile si la nécessité venait à nous l'imposer.

Le retour de cette affaire sur la rampe de l'actualité indispose,

du fait de notre détermination.

Il indispose naturellement tous ceux qui, passibles des poursuites

devant la haute Cour de Justice, comptent sur l'amnésie du peuple

pour échapper à l'action de la justice.

Il dispose, par le plus curieux hasard, la frange la plus

réactionnaire du régime, qui caresse le rêve d'imposer l'hérédité

comme mode de transmission du pouvoir, et qui semble recruter ses

membres parmi les tenants de l'opération de cession de l'île

MBANIE.

Pour parvenir à imposer le silence, qui est la condition nécessaire

pour réaliser leurs objectifs, les personnes impliquées dans la

tentative de vente ont décidé d'appliquer la solution finale.

Oui Mesdames et Messieurs,

Pour neutraliser la source qui éveille la conscience et la mémoire

du peuple gabonais, un cycle de réunions est ouvert à différents

endroits, aux fins de mettre à exécution l'assassinat de Pierre

MAMBOUNDOU.

Ainsi, dès le samedi 10 février 2007 après-midi, les tenants de

l'assassinat de Pierre MAMBOUNDOU se sont réunis jusqu'à 21 heures,

heure à partir de laquelle ils se sont transportés vers l'aéroport

pour s'installer dans un hôtel de la place d'où ils en partiront à

2 heures du matin.

Cette réunion qui avait commencé à trois, s'est renforcée par

l'arrivée d'un quatrième participant.

Au cours de cette réunion, il sera procédé à l'actualisation des

plans mis en place le 21 mars 2006, en prenant soin d'utiliser

toutes les opportunités qui s'offrent pour exécuter leur basse

besogne.

Pour évoquer le mode opératoire le plus envisagé, les délestages

planifiés par la Société d'Energie et d'Eau du Gabon offrent

l'opportunité d'opérer un grand déploiement des forces de sécurité

et de défense, pour protéger les ouvrages de production, les biens

et les personnes.

A la faveur de ce déploiement décidé pour un motif aux apparences

louables, un peloton d'exécution serait infiltré pour réaliser le

funeste dessein, sous bonne protection.

Sans précédant, ni de sabotage contre les équipements, ni de

déprédation des biens, encore moins d'agression contre les

personnes, le grand déploiement des forces de sécurité et de

défense dévoile toute sa dimension suspecte, qui ne peut trouver

justification que dans le but de couvrir la basse besogne

recherchée de longue date.

Sur une autre variante, des contrôles inopinés sont envisagés dans

le périmètre immédiat du siège de notre Parti, ainsi que sur des

sites supposés être fréquentés par son Président, avec mission de

tirer à vue sur la personne de Pierre MAMBOUNDOU, acte qui serait

ensuite mis sous le coup d'une regrettable bavure policière.

Est-il besoin de rappeler que les personnalités politiques des

forces de sécurité et de défense qui sont à la base de cette

opération d'assassinat sont connues des services de renseignement

de l'Union du Peuple Gabonais comme celles qui ont organisé,

planifié et perpétré, la conspiration du 21 mars 2006 ?

Pour que la mémoire collective en soit édifiée, voici les noms et

les unités qui ont été impliquées :

- une unité de Bataillon de Reconnaissance et de Combat (BCR),

commandée par le Lieutenant Colonel Major MBEKA ;

- une unité du Régiment de Combat, d'Assistance et de Soutien

(RCAS), commandée par le Lieutenant Colonel Major

BOUSSOUGOU ;

- une unité du Régiment des Parachutistes Gabonais (RPG),

commandée par le Lieutenant Colonel Major ONGANGA Rock ;

- une unité de l'Unité Spéciale d'Intervention (USI),

commandée par le Lieutenant Colonel NZIENGUI MIGUELI ;

- une unité de la Garde Républicaine (GR) ;

- des éléments de la Société Gabonaise de Services (SGS).

Cette disposition nous met en mémoire la réquisition datée de

novembre 2006 signée par Monsieur le Premier Ministre EYEGHE NDONG,

qui donne aux Forces de sécurité et de défense le droit de tirer à

vue sur les gabonais jusqu'en mars 2007.

Est-ce cette exécution que le journal la UNE, sur sa dernière

parution annonce déjà en manchette sous le titre : EN ATTENDANT

MARS, ELOGE FUNEBRE POUR L'UPG ?

Face à la loi du silence, recherchée par tous les moyens, y compris

les plus excessifs, j'invite les gabonaises et les gabonais

soucieux de défendre la patrie, à se mobiliser autour de deux

actions.

La première est d'ordre judiciaire, la seconde est d'ordre

politique.

Au titre de l'action judiciaire, j'exhorte toutes celles et tous

ceux qui, comme moi, ont une ambition et de l'amour pour ce pays, à

saisir la Haute Cour de Justice, en allant déposer une plainte

auprès de Madame le Procureur Général.

S'agissant de l'action politique, je demande, que par acte des

ministères des huissiers et des agents d'exécution, des pétitions

soient ouvertes sur l'ensemble du territoire, afin de rendre compte

de la détermination de gabonaises et des gabonais, à défendre leur

sol.

Au vu du danger déjà planifié par les extrémistes du régime, dans

leur volonté d'imposer par la terreur le silence au Peuple ;

L'Union du Peuple Gabonais ;

Constate que les auteurs, en l'occurrence les personnalités s'étant

réunies dans un hôtel de la place jusqu'à 2 heures du matin, leurs

protecteurs et leurs exécutants, déjà impliqués dans l'opération

HOMO du 21 mars 2006, persistent dans leur funeste dessein, au-delà

de la décrispation qui les a protégés de la dénonciation publique ;

Lance dès aujourd'hui, un appel général à la mobilisation militante

et citoyenne, afin de faire obstacle aux coups d'Etat et manoeuvres

sordides des extrémistes du Pouvoir ;

Interpelle les démocrates de tous bords, sur les velléités de plus

en plus affirmées par la frange la plus réactionnaire du régime,

dans sa volonté de prendre le pouvoir par la force au prix d'un

inutile bain de sang avec le risque certain de plonger le pays dans

un chaos total ;

Interpelle la société d'énergie et d'eau du Gabon, titulaire du

monopole de la production et de la distribution des services

publics d'eau et d'électricité, de tout mettre en oeuvre, pour

parvenir à la normalisation du réseau, afin de priver aux

personnalités s'étant réunies dans un hôtel de la place jusqu'à 2

heures du matin, leurs protecteurs et leurs exécutants, d'un alibi

facile qui la rendrait complice des manoeuvres criminelles ;

Prend l'opinion nationale et internationale à témoin, et décline

toute responsabilité, sur les conséquences graves pour la paix

publique qui découleront des manoeuvres de liquidation planifiée ;

Annonce en conséquence, qu'une série d'actions d'envergure seront

engagées en vue de défendre l'intégrité physique de ses membres, et

en particulier celle de son Président, face aux manoeuvres

arbitraires orchestrées par une bande, dont les commanditaires et

les exécutants, sont parfaitement connus par les services de

sécurité de l'Union du Peuple Gabonais.

Je vous remercie.

Fait à Libreville, le 18 février 2007

Le Président

Pierre MAMBOUNDOU

Publié par okouetch à 02:08:36 dans Pour un Gabon meilleur! | Commentaires (0) |

TENTATIVE D'ASSASSINAT DE PIERRE MAMBOUNDOU, PRESIDENT DE L'UNION DU PEUPLE GABONAIS, PRINCIPAL PARTI DE L'OPPOSITION AU GABON | 21 février 2007

INFORMATION IMPORTANTE :

NOUVELLE TENTATIVE D'ASSASSINAT DU LEADER DE L'UNION DU PEUPLE GABONAIS (UPG - OPPOSITION) PIERRE MAMBOUNDOU, DANS LA NUIT DU 20 AU 21 FEVRIER 2007, PAR LES AGENTS DES FORCES DE L'ORDRE, MANDATES PAR LE POUVOIR.

LE LEADER DE L'UPG A FAIT UNE DECLARATION CE JOUR 21/02/2007 A 12H A LA TELEVISION NATIONALE, AFIN D'EN INFORMER LES GABONAIS. UNE REUNION EXTRAORDINAIRE, REUNISSANT TOUS LES CADRES LOCAUX, SE TIENT EN CE MOMENT-MEME (21/02/2007 - 19H) DANS LES LOCAUX DU SIEGE DE L'UPG A AWENDJE.

LE PROPOS LIMINAIRE DE CETTE CONCLAVE VOUS SERA LIVRE DANS LES PLUS BREFS DELAIS.

MAIS SACHEZ DORES ET DEJA QUE LES AUTEURS DE LA TENTATIVE DU 21 MARS 2006 ONT DECLARE (AU COURS DE LEURS REUNIONS SECRETES, QUE NOUS RAPPORTENT NOS INFORMATEURS) ETRE ABSOLUMENT DETERMINES A MENER A TERME LEUR FUNESTE PROJET.

NOUS VOUS DONNERONS PLUS D'AMPLES INFORMATIONS DANS LES HEURES QUI VIENENT.

SOURCE: M2005

Publié par okouetch à 22:48:56 dans Pour un Gabon meilleur! | Commentaires (0) |

MALGOUVERNANCE, MALVEILLANTE GOUVERNANCE DE L'AFRIQUE ET IMMIGRATION NOIRE AFRICAINE DEFERLANTE SUR LA FRANCE | 11 février 2007

            Depuis quelques temps, la France doit faire face à une immigration noire africaine déferlante sur son territoire. Cette dernière dont l'issue est le plus souvent dramatique pour beaucoup d'immigrés africains suscite une grande interrogation quant à sa cause.

            A cette question, il ressort qu'en amont de l'émigration massive noire, il y'a la paupérisation de l'Afrique. En amont de cette dernière, il y'a les régimes dictatoriaux africains qui excellent dans une malgouvernance ou malveillante gouvernance de leurs pays. Et enfin, en amont de ces derniers, il y'a l'État français au sens des administrations centrales domiciliées à Paris et non du peuple français.

            Ainsi, il existe, au travers de la malgouvernance, de la malveillante gouvernance et de la paupérisation de l'Afrique, une certaine corrélation positive entre l'État français et l'immigration noire déferlante sur la France.

            La démonstration de cet état de fait va s'effectuer à l'aulne de la définition des concepts de malgouvernance, de malveillante gouvernance, de la manifestation de ces dernières en Afrique et de leurs causes.

            La notion de "gouvernance" émerge au début des années 1990 où des livres émanant du monde anglo-américain installèrent, dans le champ des débats intellectuels et universitaires, l'idée de "gouvernance moderne" ou de "gouvernance démocratique".

            Cette gouvernance a deux dimensions distinctes mais étroitement liées : l'une est politique et a trait à l'engagement dans la bonne gouvernance et l'autre est technique et a trait aux problèmes d'efficience et de management public.

             Elle est bonne lorsqu'elle va allier les principes de la gouvernance démocratique avec ceux de bonne gestion technocratique des ressources économiques, financières et naturelles.

             En cela, elle va s'inscrire dans la quête permanente d'un meilleur système de gestion des hommes et des ressources : la décision, au lieu d'être la propriété et le pouvoir de quelqu'un, doit plutôt résulter d'une négociation permanente entre les acteurs sociaux constitués en partenaires d'un vaste jeu, le terrain de jeu pouvant être une entreprise, un État, une organisation...

             Au regard de cette définition de la bonne gouvernance, la malgouvernance correspond, dans son acception la plus simple, à une mauvaise gestion technocratique des ressources économiques, financières, humaines et naturelles, au manque de vision et de prospective, à une allocation irrationnelle des finances publiques, au choix contestable des projets d'investissement publics... dont le corollaire renvoie à l'incompétence.

             Au Gabon, la référence en matière d'incompétence dans la gestion est le chemin de fer Transgabonais qui, selon les autorités publiques, a officiellement coûté au contribuable gabonais 1000 milliards de francs CFA.

             Malgré son coût prohibitif, ce dernier, a toujours dégagé des résultats nets d'exercice négatifs et happé, chaque année, d'importantes subventions d'exploitations à l'État.

             Or, en lieu et place de ce projet, la Banque mondiale avait préconisé aux autorités gabonaises le financement du projet de viabilisation de tout le réseau routier national aux fins de facilitation de la mobilité des ressources productives, d'installation d'activités agricoles, commerciales, industrielles et des populations le long de ce dernier, de brassage plus important des gabonais qui aurait renforcé un peu plus l'unité nationale et vulgarisé le développement économique, social et culturel du Gabon.

             Ce manque de préoccupation pour la profitabilité des entreprises a gravement nui à leur efficacité, la rentabilité économique et sociale devenant un objectif secondaire face à la protection des intérêts des dirigeants.

             Sur le plan politique, cette malgouvernance se caractérise par la dictature, l'intimidation des populations, l'arrestation arbitraire, l'assassinat d'opposants politiques et d'intellectuels gêneurs...

             Toutefois, il importe de faire un distinguo entre cette malgouvernance et la malveillante gouvernance.

             Cette dernière ne renvoie pas, comme l'autre, à l'incompétence en matière de gestion technocratique de la cité mais plutôt à une volonté délibérée de la part des autocrates africains de priver leurs populations des ressources économiques, financières et naturelles nationales, de ruiner les efforts de développement de leurs pays.

             Cette malveillante gestion des élites politiques africaines se caractérise par leur prise, en toute âme et conscience, de mauvaises décisions qui vont fortement compromettre le devenir de leurs pays et des générations futures. Elle consiste en la mise des intelligences et compétences africaines au service du vice, du mal, du vol au point de créer à la tête des États africains de véritables syndicats du crime organisé.

            Au Gabon, un cas patent de cette malveillante gouvernance concerne par exemple la restauration du palais présidentiel à un coût prohibitif de 200 milliards de francs CFA.

            En effet, pendant que le Gabon vit sous perfusion (tutelle) du FMI et que sa dette est explosive, il est procédé à une restauration du palais de marbre à hauteur de 200 milliards de francs CFA alors que ces ressources auraient pu servir au financement de la viabilisation des routes, de la construction des écoles, de la création d'hôpitaux ou dispensaires à l'intérieur du pays et sauver ainsi les gabonais de la mort précoce.

            Un autre exemple vivace de la malveillante gestion au Gabon concerne le détournement effréné des deniers publics par les élites politiques et administratives à des fins personnelles ou de redistribution familiale, clanique ou ethnique ce, sans être aucunement inquiétés par la loi. En récompense de leurs forfaitures, elles sont mêmes encore hissées aux plus hautes fonctions de l'État.

            Avec ces deux cas de malveillante gouvernance, l'on n'est plus dans l'incompétence que l'on pourrait même comprendre et excuser mais l'on est plutôt dans la roulette russe.

            Dès lors, la question que l'on se pose est celle de savoir comment de tels régimes soumis à la logique de malveillante gouvernance ont-ils pu durablement se maintenir à la tête des États africains ?

            De cette interrogation, il ressort que ces régimes autocrato-cleptocratiques ont pu appauvrir durablement leurs pays et pousser leurs jeunesses à l'émigration vers la France et l'Europe grâce justement à l'appui extérieur politique, logistique et militaire de l'État français.

            Au Gabon, la base militaire française du camp de Gaulle n'est-elle pas mitoyenne à la résidence du chef de l'État gabonais ?

            En contrepartie de l'accès illimité de l'État français aux richesses du sol et du sous-sol de leurs pays, les roitelets africains pouvaient gérer à leur convenance leurs pays, ce qui a fortement appauvri ces derniers, poussé à l'émigration leurs populations et compliqué, au fil du temps, les relations franco-africaines.

            Ces dernières, originellement de peuple à peuple, sont devenues celles d'homme à homme avec son cortège de malheurs pour l'Afrique noire francophone.

            Alors, si la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, il se dégage que l'immigration noire déferlante sur le territoire français apparaît comme un effet boomerang à une bonne partie de la misère du monde créée par l'État français ailleurs.

            Cette immigration massive noire africaine sur la France et l'Europe apparaît aujourd'hui comme un retour de manivelle de la politique africaine de l'État français qui a laissé la malgouvernance et la malveillante gouvernance durablement croître dans les pays du champ sans taper du poing sur la table.

            Relativement à l'élection présidentielle française d'avril 2007,  le drame que vivent les populations immigrées noires en venant s'échouer massivement sur les plages européennes sollicite l'ouverture d'un débat sur l'Afrique noire francophone.

            Plus précisément, il interpelle les candidats S. Royal et N. Sarkozy sur la place qu'ils accordent à la politique africaine de la France dans leurs programmes.

            Autrement dit, il pose la question de savoir si les relations franco-africaines doivent-elles continuer à être des relations d'individu à individu avec son lot de malheurs pour l'Afrique ou à être celles de peuple à peuple dans un cadre de co-développement, de bonne gouvernance politique et économique, seul gage d'une prospérité de l'Afrique noire francophone et d'un retour progressif et durable aux sources des populations africaines.   

 

                              Jacques Janvier Rop's Okoué Edou

                    Docteur en Economie et Finance Internationales

              Enseignant à l'Université de la Rochelle (Charente-Maritime)

             Consultant auprès du journal Sud-Ouest (carte blanche)

Publié par okouetch à 01:22:38 dans Pour un Gabon meilleur! | Commentaires (7) |

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