• LES AMBIVALENCES DE NABOLEON, NOUVEAU PATRON DE LA MAFIAFRIQUE QUI APPAUVRIT L'AFRIQUE VIA SES TYRANS ET CLEPTOMANES (O. BONGO, D. SASSOU...) ET S'ETONNE PARADOXALEMENT ENCORE DE L'IMMIGRATION NEGRO-A

    L'Assemblée met son nez dans la Françafrique

    Par Mathieu Szeradzki (Etudiant)    00H08    07/10/2007

    Nicolas Sarkozy et Omar Bongo à Libreville en juillet (Pascal Rossignol/Reuters).

    En créant une mission d'information sur la politique africaine, les députés empiètent sur le "domaine réservé" de l'Elysée.

    La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale vient de créer une mission d'information sur la politique africaine de la France. Cette intrusion du Parlement dans un domaine traditionnellement réservé à l'Elysée étonne.

    C'est Axel Poniatowski, député UMP du Val-d'Oise et président de la commission, qui a pris cette initiative. La mission sera présidée par Jean-Louis Christ, député UMP du Haut-Rhin, qui se défend de toute influence élyséenne: "Nous travaillons en toute indépendance, nous n'avons reçu aucun ordre". L'élu alsacien ne cache pas ses ambitions:

    "Nous allons peut-être, petit à petit, percer les secrets et l'hermétisme qui entourent ces relations. Nous avons tous besoin que les relations avec l'Afrique soient des relations claires, transparentes, et tournées vers l'avenir, et nous espérons que le vent de réforme insufflé par Nicolas Sarkozy atteindra l'Afrique."

    La politique africaine de Sarkozy encore mal définie

    Sortir d'une relation de "charité" pour mettre sur pied un véritable partenariat, tel est le but déclaré des parlementaires. Doit-on y voir un désir de concurrencer la cellule africaine de l'Elysée? Souvent critiquée parce qu'elle échappe à tout contrôle parlementaire et ne brille pas par sa transparence, elle reste attachée historiquement aux "réseaux Foccart", du nom du "Monsieur Afrique" de la Ve République.

    Depuis quelques mois, la politique africaine de la France est sujette à des turbulences. D'une part, Nicolas Sarkozy donne le ton par ses discours répétés sur la rupture avec l'ancien système avec, à titre d'exemple, l'ouverture d'une enquête judiciaire sur les biens "mal acquis" de chefs d'Etat africains. D'autre part, le discours de Dakar sur "l'homme africain", les visites aux "vieux amis" de la Françafrique, les références à Jacques Foccart, sont autant de signes d'une certaine continuité. La volonté affichée de redéfinir les relations entre la France et l'Afrique laisse donc beaucoup d'observateurs sceptiques.

    Les députés ne veulent plus être "les dindons de la farce"

    L'initiative des parlementaires changera-t-elle la donne? En tout cas, pour William Bourdon, avocat et président de l'association Sherpa, les députés, de droite ou de gauche, en ont assez d'être "les dindons de la farce" en matière de politique africaine.(Voir la vidéo.)


     

    Une telle entrée des parlementaires dans un domaine traditionnellement confisqué par l'Elysée est une avancée institutionnelle importante. Mais les députés auront-ils assez de liberté d'action pour changer des pratiques vieilles comme la Ve République?


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