• LA MOBILISATION POUR LES EXPORTS FRANÇAIS D'ARMES SUR LE DOS DES INFIRMIERES BULGARES. AH! LA FRANCE, QUAND LE CYNISME, L'IMMORALITE ET L'OPPORTUNISME TE GOUVERNENT

    Un accord de défense entre Paris et Tripoli dévoilé par le Canard Enchaîné
    PARIS, 29 août 2007 (AFP)

    Le Canard enchaîné a dévoilé mercredi, fac-similé à l'appui, la teneur d'un accord de défense confidentiel entre la France et la Libye, dont les dispositions vont de l'acquisition de matériel militaire à l'entraînement des forces spéciales libyennes.
    Cet "accord de coopération dans le domaine de la défense et du partenariat industriel de défense" avait été signé le 25 juillet à Tripoli, au lendemain de la libération des infirmières bulgares. Il porte les signatures des ministres français et libyen des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et Abderrahmane Chalgam.
    "Nous confirmons bien sûr l'existence de ces documents dont le ministre (Bernard Kouchner) a rendu compte lors de ses auditions parlementaires", a déclaré une porte-parole du Quai d'Orsay, Pascale Andréani, interrogée par l'AFP. "Il n'est pas d'usage que les accords de coopération en matière de défense soient rendus publics", a-t-elle cependant noté.
    Comptant douze points, l'accord porte sur des questions générales comme des "échanges de vues et d'informations" ou des "visites réciproques d'experts" mais surtout sur "l'acquisition de différents matériels et systèmes de défense", ainsi que la "protection et l'encouragement des investissements communs dans le domaine de la défense".
    Il évoque aussi "la possibilité d'effectuer des manoeuvres militaires conjointes" ou encore "l'entraînement des unités militaires spéciales, des forces spéciales et des unités de gardes frontières".

    Toujours selon l'hebdomadaire, l'accord prévoit que la "planification" de cette coopération sera "mise en oeuvre" au cours "des douze mois à venir".
     La Libye, détaille-t-il, envisage d'acquérir des "matériels de sécurité" pour la surveillance de ses frontières et ports, des "véhicules militaires de tout type", des équipements logistiques, des navires et des patrouilleurs, des "systèmes de défense aérienne", des avions de combat et de transport, ainsi que des "systèmes spatiaux".
    Tripoli avait annoncé début août la signature d'un contrat d'armement avec EADS pour l'achat de missiles Milan pour 168 millions d'euros et d'un système Tetra de communication radio pour 128 millions d'euros, relançant la polémique sur d'éventuelles contreparties à la libération des infirmières et du médecin bulgares.
    Lors de la visite du président Nicolas Sarkozy et de M. Kouchner à Tripoli le 25 juillet, les deux pays avaient également signé un accord visant à fournir à la Libye un réacteur nucléaire pour la désalinisation de l'eau de mer.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p>Fillon décrète la mobilisation en faveur des exportations françaises d'armes (PAPIER D'ANGLE)   Par Hervé ASQUIN
    PARIS, 29 août 2007 (AFP) 
    </o:p>
    <o:p>Pour soutenir des exportations françaises d'armement confrontées à une concurrence toujours plus vive, François Fillon entend mobiliser son gouvernement avec la création d'une commission ad hoc, annoncée solennellement devant la Conférence des ambassadeurs.
    "Dans un marché en pleine expansion, nos exportations d'armement font face à une concurrence de plus en plus diversifiée", a justifié mardi soir le Premier ministre pour qui "la France ne doit pas laisser ses positions se dégrader".
    La création "dans les prochaines semaines" de la Commission interministérielle pour le soutien aux exportations de sécurité (CIEDES) offrira à la France un "nouvel outil", a-t-il fait valoir devant les diplomates.
    Le chiffre d'affaires à l'exportation de l'industrie française de l'armement a atteint 5,5 milliards d'euros en 2006, en hausse de 34% sur 2005. La France a occupé à tour de rôle ces dernières années le 3ème ou 4ème rang mondial avec la Russie, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
    "Le redressement de nos exportations s'est confirmé cette année, n'en déplaise aux chantres du déclin", commentait en janvier la ministre de la Défense d'alors, Michèle Alliot-Marie.
    Ces exportations témoignent toutefois d'une évolution cyclique avec des pics autour de 8 à 9 milliards d'euros en 1992, 1998 et 2000 et une stabilisation à près de 4 milliards entre 2001 et 2005, faute de contrat de grande ampleur.
    A son arrivée à l'Hôtel de Brienne, Hervé Morin a fait du soutien aux exportations une priorité de son action. "Le boulot d'un ministre de la Défense est aussi d'être un VRP", lançait-il fin juin au Salon du Bourget devant le gotha de l'industrie.
    Partisan d'un "small business act à la française" pour offrir "un environnement fiscal et juridique favorable aux petites entreprises", il recevra jeudi une quinzaine de patrons de PME-PMI du secteur de la défense.
    Le soutien aux exportations sera au centre de cette rencontre aux côtés d'autres sujets de préoccupation de ces entreprises, comme les délais de paiement ou l'accès aux commandes publiques.
    Pour M. Morin, la relance des exportations d'armements serait un ballon d'oxygène, alors que son propre ministère s'attend à une situation budgétaire tendue.
    Dans leur Livre blanc 2007, les industriels français de la défense plaident logiquement pour faire des exportations françaises une "priorité nationale".
    "La position de la France sur le marché international s'est dégradée ces dernières années", note le Conseil des industries de défense françaises (CIDEF) dans ce document. Le CIDEF invoque "la globalisation du marché au sein duquel les USA veulent dominer et la percée de la Russie, de l'Asie et d'Israël".
    Il en appelle au "soutien de l'Etat" et à une coordination interministérielle, un voeu manifestement exaucé.
    Les industriels pestent aussi contre le contrôle public des exportations d'armes, "source de retards considérables", et s'inquiètent des distorsions de concurrence et de la parité euro-dollar qui "fragilise" leur activité.
    Dans l'entourage du Premier ministre, on précise que la CIEDES n'a pas vocation à se substituer la Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériel de guerre (CIEEMG), chargée précisément du contrôle des exportations.</o:p>

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