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    Iférouane, prise en étau, se vide de ses habitants 

    Niger - 27 Août 2007 - AFP 

    La localité d'Iférouane (nord du Niger), située au coeur des combats entre les rebelles touaregs et l'armée, se vide de ses habitants qui n'arrivent plus à s'approvisionner en vivres, selon des sources concordantes.

    "Plus de 80% des habitants ont déjà fui Iférouane pour se réfugier plus au sud, en raison de l'insécurité et des pénuries alimentaires", a déclaré Bahari Idrissa, président du Comité des ressortissants d'Iférouane, joint au téléphone par l'AFP.

    Le député-maire d'Iférouane, Birgi Rafini, avait, pour sa part, commencé à donner l'alerte début août sur la situation dans cette localité.

    Le nord du Niger, où se trouvent des mines d'uranium, est depuis février le théâtre d'affrontements meurtriers entre l'armée et les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui réclament une meilleure insertion des Touareg dans l'armée et le secteur minier local.

    Avec ses 12.800 habitants, Iférouane, haut lieu de la culture touareg, est située dans une des vallées du massif de l'Aïr, entre le QG du MNJ, et le point où l'armée a concentré ses troupes depuis l'attaque du MNJ sur une de ses casernes le 8 février.

    Depuis plus d'un mois, le trafic routier est devenu impossible à cause de la présence de mines antipersonnel et antichar disséminées sur d'importantes superficies par les belligérants.

    "La ville manque de tout, et les champs de mines qui l'entourent bloquent son approvisionnement en produits de première nécessité", explique Bahari Idrissa. "Même les commerçants les plus téméraires ne prennent plus le risque de s'aventurer dans les zones infestées de mines", commentait récemment un résident d'Agadez (nord).

    Le danger est devenu encore plus grand car les mines légèrement enfouies sous le sable du désert sont depuis quelques jours charriées par des forts torrents des pluies exceptionnelles qui s'abattent sur leur zone.

    Les évacuations sanitaires sont désormais suspendues en raison du danger menaçant les pistes rurales, selon les autorités municipales d'Iférouane.

    Le chef du MNJ, Agaly Alambo, a accepté la mise en place d'un corridor humanitaire sur Iférouane, tout en exigeant que les vivres soient distribuées par des agences internationales. Des escarmouches ont opposé un convoi de ravitaillement de l'armée aux rebelles la semaine dernière.

    Selon l'armée, trois soldats ont été blessés au cours de cette attaque. Le MNJ a affirmé de son côté que 17 soldats avaient alors été tués. Selon Bahari Idrissa, trois camions affrétés par le gouvernement et transportant du blé, du maïs et du riz, sont arrivés vendredi à Iférouane.

    Quelque 23 tonnes de vivres, de tentes, de couvertures et de moustiquaires, récoltées grâce à une quête sont également en voie d'être acheminées, a-t-il ajouté. "Une fois les vivres sur place, nous ne savons plus comment faire revenir les populations qui ont fui la ville", souligne-t-il.

    A ces pénuries sont venues s'ajouter les inondations qui ont tué du bétail et endommagé des terres cultivées, compromettant ainsi les récoltes maraîchères, principales sources de revenus de ces populations nomades.


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